Allez-y, c'est gratuit!

NostalgiaLe titre de l'album, Nostalgia, et l'ours en peluche posé au beau milieu du CD ne font aucun doute : Saint-Lazare s'est replongé dans ses souvenirs pour accoucher de ce deuxième album. La première impression se vérifie à l'écoute du CD. Entre électro et chanson française, Saint-Lazare trouve sa place dans une exploration de sons et d'ambiances venus d'hier : un son « vintage » soigné et travaillé, avec une recherche approfondie sur les arrangements. Et des textes en accord avec cet esprit.

Pour ce deuxième opus, Saint-Lazare a collaboré avec Christine Hermans et Marc Duprez pour les textes, et a invité la chanteuse Mathilde pour un duo sur Passe l'hiver.

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Grand Petit Plus

NostalgiaSaint Lazare sort un nouvel album intitulé Nostalgia.

Album que j’ai reçu dans ma boîte aux lettres, boîte que j’ai ouverte comme un terroriste économisant chacun de ses gestes pour ne pas déclencher le mécanisme d’une bombe à retardement du genre : plus on attend et plus ça fait mal, et qu’on appelle une facture. Je vous passerai donc le soulagement que j’ai éprouvé en découvrant un pli reconnaissable entre tous, plus épais que les autres, et dont on devine qu’il contient un revêtement à bulles, lesquelles bulles sont faites, me dis-je, du même vide que cette introduction qui, je veux bien l’avouer, en fait beaucoup, du vent.

Du vent un peu creux de cette introduction à la houle marine la vraie, il n’y a qu’un pas, qui nous propulse directement dans l’univers iodée de Saint-Lazare.

Le Saint-Lazare de Nostalgia, c’est ça : un rocher un peu triste qui regarde la vie bien en face et respire les éléments à pleins poumons, et qui en même temps se noie, submergé par la beauté d’une marée qui le dépasse bien sûr, et qu’il craint de ne plus jamais voir, ou goûter, et au creux de cette sensation du temps qui passe et qui ravage tout, une plongée en apnée dans le monde liquide de ses souvenirs et de ses rêves. Mais bien vite il remontera à la surface, haletant, la main couronnée d’un coquillage à la forme inédite, harmonieuse, parfois tortueuse, toujours vivante et indubitablement personnelle : une chanson.

Oui, c’est à ce niveau de profondeur qu’il faut situer Saint Lazare.

Et c’est parce qu’il est lui-même, toujours sensible, avec une voix grave bien à lui qui ne cède jamais aux caprices de la performance ou à la facilité d’une émotion mal maîtrisée, c’est parce qu’il est lui-même, disais-je, et qu’il ne force jamais, qu’il nous touche.

On ne fait jamais le tour d’un disque en une page. Il n’empêche, je ne peux clôturer cet article sans saluer le travail remarquable de l’auteur principal, Christine Hermans, (Marc Duprez pour le titre Nevermore), ni sans applaudir Mathilde pour sa superbe prestation vocale.

Chapeau l’artiste.

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A découvrir absolument

Saint LazareAprès Viasmatics ou autre my concubine, c'est un nouveau chanteur français éduqué autant par la pop anglaise que par le renouveau de la chanson française du début des années 90 que nous sommes heureux de vous présenter. Saint Lazare aime à décrire l'amour à rebours de la politesse castratrice voyant des limites à la bienséance quand dans le noir d'une chambre elle perd en défense immunitaire. Le cul de Virginie laisse à présager des ententes entre les fans de Dominique A et d'Herbert Leonard dans une course en multicoques sur une mer d'huile. Pas lascive la musique de Saint Lazare, oscille entre l'électro et la new wave, entre plage et grand large, entre mainstream (souvenance n'est quand même pas possible) et chanson française de qualité. La rencontre entre Miossec et Didier Barbelivien sous perfusion de rouge.

Gerald de oliveira
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Un premier album pour le duo Saint Lazare

Saint LazareAprès quelques années passées à écrire, composer et enregistrer des chansons, le groupe Saint Lazare s'est lancé dans la réalisation d'un album. Au final, onze titres qui reflètent l'univers de Stéphane et Didier, les deux membres de Saint Lazare.

Saint Lazare, c'est tout d'abord une locomotive : Stéphane Dufour. Pianiste, il compose toutes les musiques, et écrit la plupart des textes qui figurent sur le premier album du groupe. A la fin des années 1990, Stéphane rencontre Didier Derouet, guitariste. Le duo formera d'abord le groupe Mosaïque, qui deviendra ensuite Saint Lazare.
Saint Lazare? «C'est clairement une référence à la gare parisienne, explique Stéphane Dufour. La gare est un lieu qui me fascine, avec ses arrivées et ses départs.»
Ce premier album éponyme est l'aboutissement de plusieurs années de travail. Un passage en home studio, et les onze titres sélectionnées prennent forme. En septembre 2004, les deux complices commencent à façonner ce premier opus, entre Flers et Caen. Après un mastering au studio Melody Music de Caen en octobre 2005, le disque, entièrement autoproduit, est prêt à sortir, à la toute fin de l'année 2005.
«C'est un disque qui me ressemble, remarque Stéphane. Je m'y retrouve.» Les musiques tournent autour de la chanson française. L'auteur-compositeur affiche des influences telles que «Jean-Louis Murat, Daniel Darc ou encore Gérard Manset».
Pour les textes, «qui parlent notamment d'amour», Stéphane les aime « proche de la poésie, pour une plus grande liberté dans la composition».
Meilleur exemple de cet attachement à la poésie, la mise en musique, sur l'album, de «Spleen», poème de Verlaine.
Aujourd'hui, Saint Lazare souhaite vivement se tourner vers la scène. «C'est l'objectif pour cette année 2006, glisse Stéphane, qui penche plutôt vers une version plutôt acoustique, et des arrangements allégés.»

Ouest France
Edition de Caen du 14 février 2006


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